Un peu d’Histoire…

   Maquillage

 

On appelle maquillage l’utilisation de produits cosmétiques pour l’embellissement du visage, notamment de sa peau et la modification des traits du visage et du corps pour la création de personnages au Cinéma ou au Théâtre.

Le maquillage va de la beauté à la réalisation de monstres dans le cadre des effets spéciaux, en passant par le maquillage artistique, cinéma et le body-painting.

Dans les domaines audiovisuels et de la mode, le maquillage est réalisé par un(e) professionnel(le), le Maquilleur, la maquilleuse au féminin.

La Dame de  Brassempouy : maquillage dès la Préhistoire ?

Le Maquillage comme les Cosmétiques, est très ancien, probablement utilisé dès la Préhistoire pour pratiquer des rites chamaniques, des cultes funéraires ou de la fertilité.

Trois Mille ans avant Jésus Christ, les Égyptiens connaissent déjà le Maquillage : Rouge à lèvres, maquillage du visage avec du Blanc de céruse, du plâtre ou de la craie qui blanchissent la peau, lui donnant éclat et luminosité, yeux et sourcils rehaussés de noir (maquillage pour les yeux à base de minerai de plomb, d’antimoine et de malachite, tel le Khôl), joues rosies par du Fard rouge végétal (obtenu par de la figue d’Égypte, des pétales de rose ou de coquelicot), animal (larve de cochenille) ou minéral (argiles rouges, oxydes de cuivre ou de fer, ocre), une spatule écrasant une poudre ou une pastille sur une Palette à fard puis la mélangeant avec des huiles ou

Palette à fard égyptienne.

des onguents. D’autres pigments peuvent être utilisés pour le maquillage : bleu de l’oxyde cuivrique (soulignant notamment les veines des tempes et de la poitrine), jaune de l’orpiment, noir de charbon, vert de malachite sur les paupières, nombreuses nuances obtenues par des oxydes de cuivre ou de fer.

Deux bols à couvercle avec pastilles de maquillage, pyxide avec un fard rougeâtre (Grèce, Ve s. av. J.-C.)

Les Caravanes qui acheminent les Epices et la Soie en Europe, introduisent les cosmétiques et le maquillage en Grèce (il ne se développe vraiment qu’à partir du IIIe siècle, étant auparavant plutôt un attribut des courtisanes) et dans l’Empire romain (ainsi Néron et Poppée se maquillent avec les mêmes produits au Ier siècle) : le Khôl est parfois remplacé par un fard à base de safran, d’antimoine, du liège brûlé, de suie ou de cendres, les joues sont rosies par de la mûre ou de la ronce écrasée, de l’orcanette voire du cinabre. Beaucoup de produits de l’époque à base de métaux (plomb, mercure) étaient toxiques, détruisant l’apparence de la peau et provoquant un vieillissement prématuré de cette dernière. Des traités de cosmétique sont écrits à cette époque : L’art d’aimer, Les remèdes de l’amour, Les produits de beauté pour le visage de la femme d’Ovide, traité aujourd’hui perdu d’Aspasie. Cette activité qui visait à atteindre un idéal de beauté était sujette à des controverses religieuses et philosophiques dès l’époque grecque.

C’est au retour des Croisés que le maquillage se répand en Europe du Nord où il n’était utilisé que pour les peintures rituelles. Dès le XIIIe siècle, les Nobles usent de Fond de teint, de Teinture à cheveux et de Parfum. Au XVIe siècle, les Femmes se poudrent à la céruse et à l’ocre rouge et se colorient les lèvres avec un mélange de teinture de cochenille. Les yeux, contrairement à la période antique, ne sont jamais maquillés pour ne pas trahir ces « Miroirs de l’âme ».

Dès le XVIIe siècle le maquillage est utilisé dans toutes les classes sociales, les classes les plus aisées utilisant par préciosité des fards à base de poudre d’or, d’argent, de pierres précieuses. Les manuels de civilité au XVIe et XVIIe siècle recommandent de ne pas ouvrir la bouche, symbole d’oralité et d’animalité, aux dents gâtées depuis l’introduction du sucre en Occident. Ainsi, le maquillage omet la bouche en ces siècles. Les fards à base de substances métalliques, empruntés aux Arts de la peinture et de la Miniature, continuent à être très toxiques : « sublimé de mercure » au XVIe siècle, céruse, bismuth et étain de glace pour les fards blancs, sulfure de mercure (cinabre, vermillon de mercure) ou minium pour les fards rouges à partir du XVIIe siècle.

Le maquillage Moderne fut rendu populaire par le Cinéma dans les Années 1920.

Jusqu’au début du XIXe siècle les cosmétiques contiennent du plomb, les produits modernes sont testés en laboratoires et fabriqués avec des produits neutres comme le talc, le kaolin, l’amidon de riz auxquels sont ajoutés des huiles et des colorants de synthèse.

Les progrès de la recherche en cosmétologie ont permis de développer des produits de maquillage et de soins pour le visage sans risques pour la santé ni la peau.

Le Maquillage dans l’Égypte ancienne

Dans l’Égypte ancienne, améliorer son apparence relevait aussi d’un sens spirituel. Une perruque volumineuse sculptée dans de la cire d’abeille exprimait par exemple un symbole très fort, qui reliait son porteur à Hathor, la déesse des festivités et de l’amour. Les fards à paupières verts (wadju) invoquaient peut-être sa protection. Après la mort, les cosmétiques devaient créer une apparence juvénile et fertile, jugée essentielle pour renaître dans l’au-delà. Utilisé par les deux sexes, le maquillage possédait également des vertus plus terre à terre. Le fard à paupières noir – appelé mesdemet dans l’Antiquité et pour lequel le mot arabe khôl s’emploie aujourd’hui – aurait éloigné les mouches, protégé des rayons aveuglants du soleil et joué un rôle de désinfectant, grâce au sulfure de plomb et au chlore qu’il contenait. Dans le climat très sec de l’Égypte, les huiles et les crèmes, souvent parfumées, hydrataient la peau. De nombreux traitements antirides existaient aussi. Les femmes portaient également des cônes de graisse parfumée.